La technique

Les différents supports de l’information :

L’information a été au cours des siècles d’abord très subjectif, le principe de protection des sources d’information des journalistes ne se faisant reconnaître que progressivement. On trouve différentes sortes d’informations apparues au cours des siècles :

  • Les faits divers : appelés « occasionnels » ou « canards sanglants », ils viennent des colporteurs du Moyen Âge qui racontaient les évènements importants dans les différents villages. Puis, au XVIe siècle, ils parlent de meurtres, de viols, d’accidents. Ils sont racontés sous la forme d’un récit. Ce sont des journaux de très mauvaise qualité qui cherchent à étonner et mettent surtout en scène des femmes.
  • Les grandes décisions gouvernementales : La Gazette est le premier journal à en diffuser, créée par un médecin, elle explique toutes les décisions du gouvernement. Il parle donc surtout de politique. C’est pourquoi toutes les informations vitales sont très contrôlées par le pouvoir, à l’époque Richelieu.
  • Les libelles : Ce sont des journaux qui expriment les opinions politiques. Ils apparaissent à la révolution. Certains articles sont censurés.
  • La presse plaisir : Elle apparaît en 1831. Elle est aussi appelée presse service. Son but est de faire plaisir aux gens. On y trouve des feuilletons. Ces journaux sont financés par la publicité et les petites annonces. Elle est donc peu chère et abordable pour quiconque. C’est la presse que nous présente Maupassant dans Bel Ami. Cette presse est corrompue et diffusée : il y a donc une mauvaise image de la presse depuis ce jour. De grands auteurs comme Balzac ou Dumas ont commencé dans ces journaux. Ils étaient payés à la ligne ce qui explique les grandes descriptions. Le premier journal est La presse et coûtait l’équivalent de 10 centimes d’euro.
  • Le journalisme de reportage et de découvertes : Il apparaît à la fin du XIXe siècle. ex. : L’illustration. Il se développe avec la colonisation et les nouveaux moyens de transports qui permettent aux journalistes de partir toujours plus loin en reportage. Par exemple, le personnage de Rouletabille de Gaston Roux.
  • Interview : Elles apparaissent avec la radio en 1920.
  • Le journalisme engagé a pour figure Albert Londres, qui raconte la face cachée du monde. Il raconte, par exemple la vie douloureuse des gens au bagne ; pour écrire Chez les fous : il se fait enfermer dans un hôpital psychiatrique afin d’en comprendre le fonctionnement ; Les forçats de la route : est un article sur les cyclistes du tour de France. Ses reportages ont beaucoup de succès. C’est lui qui a fondé le journalisme reconnu et respecté. On trouve encore aujourd’hui un prix Albert-Londres décerné au meilleur journaliste de l’année.
  • Le reportage photo : Ces reportages montrent des réalités. Par exemple Capa, un américain, fit beaucoup de reportages photo sur de grands événements historiques comme le débarquement durant la Seconde Guerre mondiale ou la guerre d’Espagne. Ils étaient publiés dans le magazine américain Life.
  • Le reportage subjectif, aussi appelé gonzo journalisme. Les journalistes en ont assez de l’objectivité. Ce qui importe est l’opinion, la personne, le point de vue. L’auteur raconte des choses de la vie quotidienne de manière ironique et acerbe. Il parle souvent à la première personne.
  • Les révélations : En 1974, l’affaire du Watergate montre l’importance de la protection des sources d’information des journalistes. Le président américain Nixon avait posé des micros chez le camp adverse : les démocrates. Deux journalistes vont révéler toute cette affaire et le président va être obligé de démissionner.
  • Le reportage BD : L’homme le plus connu dans ce domaine est Joe Sacco. C’est un écrivain de bande dessinée. Par exemple, un de ses livres les plus célèbres est Gorazde : la guerre en Bosnie orientale, 1993-1995 ou encore Palestine. Le reportage BD va beaucoup se développer avec l’explosion de la bande dessinée.

Technologie et rapidité de l’information :

Depuis les années 1970, la technologie ne cesse de progresser, d’abord, l’apparition de la télévision,la radio de l’informatique, puis internet, qui à partir des années 2000 ne fait que croître considérablement pour devenir un vrai rival de la presse écrite.

D’autre part, Internet est valorisé par sa facilité d’accès et de lecture gratuite, totale ou partielle, ce qui attire alors toutes sortes de populations. En 2004, l’arrivée des blogs sur internet, qui mélangent information et opinion, imposent une difficulté supplémentaire pour la presse écrite. En 2010-2011, l’essor des blogs et des réseaux sociaux, comme Facebook ou Twitter, a provoqué un basculement considérable. Beaucoup préfèrent l’échange et l’argumentation des blogueurs, même si elle est engagée, à certains articles de presse désintéressés et neutres. Au jour d’aujourd’hui on voit que internet meurtrit peu à peu les autres médias il les surplombe.

« C’est un basculement qui nous oblige à revoir toutes les règles du jeu », explique Francis Balle, sociologue universitaire.

La puissance d’internet est en partie liée à la transversalité de la communication que le Net offre, ainsi qu’à la rapidité d’accès à la communication. Les internautes partagent, échangent, confrontent immédiatement les informations et leurs avis. Cette communication ne peut pas être établie de manière aussi vive et avec autant de personnes vis-à-vis des journaux.

Rythme de parution :

•         XVIe – XVIIe : périodiques, mensuels, bimensuels, hebdomadaires

•         XVIIe – XVIIIe : quotidiens

•         Année 20 et 60 : le temps réel et supplanté par le différé

Depuis les années 70 : temps réel.